Prendre soin de nous : avions-nous oublié ?

Prendre soin de nous : avions-nous oublié ?

En écoutant aussi bien les journaux télévisés que les publicités radiophoniques, voire en lisant les blogs dédiés à la santé ou à la beauté, on a parfois l’impression que les Occidentaux ont perdu, depuis les années 1970, toute notion de ce qui est bon pour eux. Pourtant au pays du parfum, du luxe et de la gastronomie, on aurait plutôt l’impression de faire partie des privilégiés de cette méga-société mondialisée.

Les années 1980

Ceux qui ont grandi dans les années 1980 peuvent en attester. A l’époque il n’était nullement question, en France, d’avoir différentes poubelles pour nos différents déchets, et les déchetteries, rurales comme urbaines, équivalaient à des amoncellements d’ordures incontrôlables et complètement éclectiques.

C’étaient les « années plastique », où rien dans la maison, de la casserole aux petites cuillères en passant par les chaises et les sièges de salon, ne devaient ressembler un tant soit peu à leurs homologues de la première partie du siècle.

On était donc loin des préoccupations environnementales d’aujourd’hui, et plus loin encore des compléments alimentaires d’origine naturelle, venant combler nos manques en telle ou telle vitamine ou protéine.

Non, on buvait du Tang durant ces années-là, une boisson au goût très chimique d’agrumes, obtenue par le mélange d’une poudre orangeâtre avec de l’eau. Rien à voir avec le jus d’oranges biologiques fraîchement pressé et sans pulpe de 2012.

Les années 1990-2000

En revanche, durant les décennies qui ont suivi, on a, comme qui dirait, rattrapé notre retard, en instaurant de façon plus ou moins douce la consommation de produits provenant de l’agriculture biologique et respectant des normes écologique désormais valables à l’échelle européenne.

Là, la défense naturelle du corps contre les virus et autres agressions dues à notre environnement pollué par ces irresponsables des années 1980, est devenu un argument aussi bien de santé publique que de vente de produits en tout genre. L’hydrolat issu de la distillation de plantes aromatiques ou médicinales est devenu le symbole de la renaissance du genre humain, balayant tout à coup le Tang et ses supposées vitamines bienfaitrices pour les enfants.

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